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Visioconférence Interactive / Quand les mots libèrent/ Le JEUDI 17 SEPTEMBRE 2026 (19h – 20h)

accompagnement adolescents et adultes dans des moments de fragilité, de questionnement ou de souffrance.

Un espace pour traverser les périodes de fragilité

Il arrive, à certains moments de la vie, que l’on se sente fragilisé, déstabilisé ou en perte de repères.

Un deuil, une séparation, une maladie, un conflit professionnel ou familial peuvent venir bouleverser un équilibre jusque-là stable. Parfois, il ne s’agit pas d’un événement précis, mais d’un mal-être plus diffus : sentiment d’insatisfaction, difficultés relationnelles répétées, impression de ne pas trouver sa place.

Être parent d’un enfant ou d’un adolescent peut être déstabilisant.
Les comportements agressifs, les transgressions de limites ou les réactions anxieuses peuvent laisser les parents démunis, même lorsqu’ils souhaitent agir avec cohérence et bienveillance.

L’adolescence est une période de transformations profondes.
Entre l’enfance et l’âge adulte, les repères changent, le corps évolue, les relations se complexifient. Pour certains jeunes, ces bouleversements s’accompagnent d’un mal-être difficile à exprimer.

Il peut s’agir d’angoisses persistantes, d’un repli sur soi, de tensions familiales, de difficultés scolaires, de troubles alimentaires, de scarifications ou de conduites à risque. Parfois, le mal-être est plus discret : une tristesse diffuse, une perte de confiance, un sentiment d’être incompris.

L’écriture comme médiation possible
Dans certains cas, l’écriture peut être intégrée au travail thérapeutique.

Elle offre un détour lorsque la parole est difficile, et permet d’élaborer autrement certaines expériences.

Votre ado souffre en silence ? Et si les mots pouvaient l’aider là où les mots manquent ?

Ces ateliers sont nés d’une conviction forte : quand un jeune n’arrive plus à dire ce qu’il ressent, le corps parle à sa place. L’écriture, elle, offre une autre voie — pour poser sur la page ce qui déborde, ce qui fait mal, ce qui ne trouve pas encore de mots.

Contexte et motivations

En consultation, j’accompagne de nombreux adolescents pour qui prendre la parole est un acte délicat. Ils sont souvent confrontés à l’anxiété, à un sentiment de mal-être, à un manque de confiance en eux, à des conflits familiaux ou encore à des troubles anxieux généralisés. Tous ces troubles ont été particulièrement accentués par la période du Covid. Le confinement les a isolés, les privant du contact direct avec leurs amis et les cantonnant à leur chambre, où les échanges sociaux se sont réduits aux interactions sur les réseaux sociaux.

C’est dans cet esprit que j’ai créé, il y a plus de 20 ans, des ateliers d’écriture spécialement conçus pour accueillir des jeunes en pleine construction identitaire. J’ai donc mis en place un groupe thérapeutique à médiation par l’écriture avec des adolescents de mon activité libérale à Paris, mais aussi dans le CMPP (Centre Médico-Psycho-Pédagogique) où je travaille en banlieue parisienne.

Cette démarche soutient non seulement le travail individuel de connaissance de soi, comme le permet la psychothérapie, mais réserve aussi la surprise de voir surgir de nouveaux contenus, tant pour l’adolescent que pour le groupe grâce entre autres à leur élan créateur. Les effets de ces ateliers d’écriture se sont révélés nombreux et profondément positifs.

J’avais ainsi observé chez les scarifiants1 qu’écrire sur le papier permet de faire sortir ce qui est enfermé à l’intérieur, tout comme le cherchait la scarification, mais sans agresser le corps et en laissant une trace compréhensible par tous. J’avais désigné cette forme d’écriture de « catharsis graphique », car « cette écriture permet de décharger le trop-plein d’émotions. Cette mise à distance le libère d’un poids, d’une douleur parfois difficilement surmontable.2 ».

ll me semble fondamental de rappeler que l’atelier d’écriture fonctionne comme un groupe de psychothérapie où le travail d’écriture favorise l’émergence et l’élaboration du matériel inconscient au sein du collectif.

L’expression et l’accueil des émotions sont au cœur de ce dispositif. L’atelier ne se limite pas à faire émerger les ressentis : il invite à une exploration en profondeur de ceux-ci. Certains exercices d’écriture proposent aux adolescents de partir à la rencontre de leur mémoire d’enfance ou de dialoguer avec leur enfant intérieur, ce qui confère à ces moments une intensité émotionnelle. Lorsqu’un climat de confiance est installé, l’adolescent peut alors oser revisiter ces souvenirs enfouis et, parfois, revivre — de manière atténuée — les émotions ou la souffrance vécues dans l’enfance.

L’acte d’écrire relie la pensée à l’émotion, donnant forme à ce qui était diffus ou difficilement

1 Nom donné aux adolescents qui se scarifient

2 Rioult C., Ados : scarifications et guérison par l’écriture, op.cit., p.236.

dicible. Ce travail de liaison émotion/pensée constitue le processus de symbolisation « tissé » avec l’aide et la présence sécurisante du psychothérapeute et des membres du groupe. Ce passage par les mots permet de transformer l’expérience : l’adolescent peut articuler des éléments de son histoire avec une grille de lecture différente de celle qu’il avait auparavant. Il peut enfin abandonner les représentations négatives, culpabilisantes qu’il s’était forgées.

L’atelier devient ainsi un espace privilégié où chacun apprend, en toute confiance, à apprivoiser son vécu émotionnel, à lui donner du sens et à avancer vers un mieux-être. Ainsi, l’adolescent peut, par exemple, prendre du recul face au poids des souvenirs douloureux.

Plus de dix ans après mon premier ouvrage, je reste pleinement convaincue de la valeur des ateliers d’écriture comme accélérateur psychothérapeutique. Mon intention est ainsi de poursuivre cette démarche, en axant désormais mon écoute sur l’exploration approfondie des sentiments amoureux à l’ère des réseaux sociaux.

Langages des corps, 

corps écrit, corps exhibé, corps habillé

 Catherine RIOULT

Catherine Rioult est docteur en psychopathologie clinique de l’Université Paris VII, psychologue clinicienne et psychanalyste. Elle exerce dans un C.M.P.P. (Centre Médico-Psycho-Pédagogique) en Picardie et en cabinet libéral à Paris.

Plutôt spécialisées auprès d’adolescents en souffrance, elle a soutenu une thèse en 2009 en psychopathologie fondamentale et psychanalyse, mention « Anthropologie Psychanalytique » à l’Université Paris VII « Scarifications et tatouages chez les adolescents aujourd’hui : une écriture sur le corps », et publié de nombreux articles.
Elle a mis en place des ateliers d’écriture pour adolescents depuis une dizaine d’année et a animé des groupes de parole pour parents d’adolescents en difficulté, à l’École des Parents et des Éducateurs d’Ile de France.

Depuis plus de vingt-cinq ans, j’accompagne adolescents et adultes dans des moments de fragilité, de questionnement ou de souffrance.
J’exerce en cabinet libéral ainsi qu’en CMPP, au contact de situations cliniques variées.

Docteure en psychopathologie clinique (Université Paris Diderot – Paris 7), j’ai consacré mes recherches aux processus psychiques à l’œuvre à l’adolescence.
En 2013, j’ai publié aux éditions Odile Jacob l’ouvrage Ados : scarifications et guérison par l’écriture, ainsi que plusieurs articles scientifiques consacrés à ces questions.

Mon travail se situe à la croisée de la clinique, de la recherche et de l’écriture.

Rencontre interactive  
animé par

  •  Catherine RIOULT

de 19H00 à 20H00

Idéal pour les personnes venant de loin !!

Il se limite à un petit groupe pour garantir la satisfaction de chacun.

Pour qui ?

Toute personne souhaitant s’Informer, Comprendre, Personne Concernée et Entourage, …

Lieu : sur la Plateforme Zoom

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